Bébés et enfants frugivores.

  • Un chapitre traduit par un papa frugivore dont la maman allaite et désire nourrir sa fille avec des fruits.

    Du livre de la fruitarienne Anne Osborne Fruitarianism, The Path To Paradise

    Anne Osborne et Cappi

    " On a fait beaucoup de publicité sur de bébés ayant été nourris aux fruits et présentant de sérieux problèmes de santé.
    Selon ma propre expérience — j'ai élevé mes enfants juste avec des fruits — je peux dire que cela s'est très bien passé pour moi et mes deux magnifiques bébés frugivores, Camlo et Cappi, et je vais vous partager un peu notre aventure.
    Ce qui me semble vraiment important, c'est de considérer qu'un nourrisson est essentiellement une machine à transformer le lait. Il vit, aime, se développe et sourit, tout en étant constamment approvisionné en lait. Quand je dis lait, je fais référence au lait maternel — et non au lait de vache, de soja, de chèvre ou à cette étrange mixture que l'on trouve en boîte de conserve, étiqueté lait infantile.
    Les bébés ont seulement besoin du lait de bonne qualité de leur mère ou d'une nourrice au cours des premiers mois de leur vie.
    Je crois que les bébés frugivores peuvent rencontrer des problèmes de santé lorsque le lait qu'ils reçoivent n'est pas de bonne qualité ou que le bébé est sevré prématurément.
    La mère doit suivre une bonne alimentation frugivore avec quantité de fruits bio de bonne qualité, sauvages ou cultivés. Une mère ne vit pas uniquement de fruits, elle a aussi besoin de beaucoup de repos, de pensées positives, de soutien et d'amour durant la période où elle allaite. Elle accomplit une tâche très importante qui devrait être reconnue par son entourage.
    Je crois personnellement qu'un enfant a besoin de lait jusqu'à l'âge de trois ans et demi ou quatre ans. Le lait maternel, selon moi, doit être le choix le plus naturel.
    La plupart des personnes,dans la société occidentale, pensent que nourrir un enfant de quatre ans au sein est un peu bizarre et extravagant ; cependant elles reconnaissent que le lait est important pour l'enfant. Faire boire du lait de vache à un enfant de quatre ans leur semble acceptable, alors que nourrir au sein ce même enfant est regardé avec suspicion.

    Qu'est-ce qui est le plus naturel cependant ?
    La durée d'allaitement varie beaucoup d'une culture à l'autre, de même que la durée pendant laquelle cela est acceptable.
    Peut-être qu'une des raisons pour laquelle l'allaitement de longue durée est regardé avec suspicion en Occident est due au fait que c'est assez rare, et que ce n'est pas quelque chose que les gens ont l'habitude de voir.
    Dans beaucoup de pays non-occidentaux, les enfants sont nourris au sein de longues années. Dans ces sociétés, il peut y avoir pénurie de mammifères domestiques fournissant le lait, et par conséquent le lait maternel est la seule alternative. Boire le lait d'un autre mammifère n'est pas systématique dans toutes les cultures et n'a été rendu possible que depuis la domestication des animaux.
    Dans les sociétés où le lait maternel est la norme, les naissances ont tendance à être espacées de quatre ans ou plus ; ce qui permet à l'enfant de profiter du lait de sa mère et d'être sevré avant que celle-ci n'enfante à nouveau.

    Quand un bébé est-il prêt à essayer les fruits en complément du lait maternel ?
    Je crois que tous les enfants sont différents et que fondamentalement ils savent quand ils sont prêts. Mon aîné ne montra aucun intérêt avant l'âge de 7 mois. Mon dernier, quant à lui, essayait d'attraper et de partager les fruits que je mangeais dès 3 mois ½.
    Je crois que dans un environnement naturel tel que la jungle, dans laquelle auraient vécu nos ancêtres frugivores, les bébés essayaient de toucher les fruits et finissaient par les attraper.
    Le nourrisson, accroché à sa mère ou à son père alors qu'ils grimpaient aux arbres, avaient juste à tendre sa menotte et saisir quelques uns des fruits que cueillaient ses parents.
    Je ne peux pas croire que nos ancêtres aient essayé d'empêcher le bébé de manger un fruit, de même qu'une biche essayerait d'empêcher son faon de brouter.
    Donc, dès que le bébé exprime une forte envie d'attraper un fruit et de le goûter, je dirais qu'il est prêt à l'expérimenter. Bien sûr, physiquement, le bébé pourrait attraper une barre chocolatée ou une tranche de pain ; mais ceux-ci ne se trouvent pas dans les arbres comme une mangue bien mûre ou un chirimoya crémeux !
    Le lait étant tellement important pour les enfants, selon moi pendant les trois ou quatre premières années de sa vie, cela soulève d'autres questions qui dépassent le cadre de l'alimentation. Par exemple, cela signifie que la mère doit être heureuse d'allaiter son bébé pendant une période considérée comme inhabituelle dans notre société actuelle. Les gens sont souvent offusqués ou choqués de voir un enfant en âge de marcher être nourri au sein.
    À cause de notre foi aveugle dans le lait de vache, il est rare que les mères allaitent leurs bébés au-delà de la deuxième année. Dans les sociétés où les produits laitiers n'étaient pas traditionnellement employés, par exemple dans la Chine ancienne, il était commun d'allaiter les nourrissons pendant leurs quatre premières années.
    C'est un engagement particulier pour la mère de prendre la responsabilité d'allaiter son enfant sur une longue période ; cela peut devenir un vrai casse-tête si elle désire reprendre son travail ou le mettre à la crèche.
    Je crois que les mères qui prennent cet engagement d'allaiter à long terme accomplissent quelque chose de très spécial, pour le bien-être à la fois de l'enfant et de la société.
    Les fruits sont d'autant plus bénéfiques qu'ils sont cueillis à maturité et qu'ils ont poussé dans un environnement bio ou sauvage. Les bébés et les enfants en bas âge sont beaucoup plus sensibles aux toxines et aux pulvérisations chimiques car leur système immunitaire et leurs organes internes sont immatures et en développement.
    Par conséquent, il est très bénéfique pour les enfants d'avoir une alimentation non-toxique qui ne compromette pas leurs systèmes.
    Les fruits non mûrs ou trop mûrs, aspergés de produits chimiques contiennent tous des toxines naturelles ou chimiques. Un kaki non mûr, par exemple, contient certains tanins qui assèchent la bouche et rendent sont goût exécrable ; ce n'est pas avantageux de manger le fruit avant que ses graines soient tout à fait mûres, car la plante s'assure que le fruit n'est pas consommable tant que ses graines ne sont pas prêtes.
    En limitant la consommation de ces fruits ou en les évitant, on peut grandement réduire la quantité de toxines dans l'organisme de nos enfants.
    Les enfants aiment naturellement le goût des fruits frais. Le lait maternel est naturellement sucré, à l'inverse du lait de vache ; ainsi les papilles gustatives des l'enfant sont préparées aux aliments sucrés à venir.
    Le fait que nous ayons notre instinct et la nature comme alliés rend vraiment facile d'élever un enfant avec des fruits, particulièrement si ses papilles n'ont pas été corrompues par des aliments non naturels.
    Tous les enfants adorent les fruits de bonne qualité. Ils sont naturellement préparés pour apprécier le goût des fruits, et le sevrage avec des fruits doux peut se faire par exemple avec un morceau de kaki bien mûr.
    Dans une enquête (mars 2003) d'un magazine féminin australien, 80% des enfants interrogés disaient que parmi toutes les saveurs ils préféraient le sucré.
    Si les enfants sont faits pour aimer les aliments sucrés, il est évident qu'ils sont naturellement attirés par eux. Il est aussi évident que leurs papilles sont habituées au sucre contenu dans leur premier aliment — le lait humain — en préparation des aliments qui vont suivre.
    Les autres laits ne sont pas aussi sucrés ; par exemple, le lait de vache, du fait que l'aliment naturel du veau est l'herbe et les plantes, n'a pas un goût particulièrement sucré.
    La nature est très intelligente et a du bon sens ; les humains et leurs petits ont reçu les outils pour trouver, cueillir et manger les fruits. Ces outils comprennent des papilles habituées au sucre, une bonne vision stéréoscopique pour trouver le fruit, des mains parfaitement conçues pour le cueillir et un système digestif adapté au régime frugivore.
    Un chaton ne pourrait pas cueillir une mangue, pas plus qu'un enfant pourrait égorger un lapin.
    D'après mon expérience, j'ai remarqué que tous les jeunes enfant adorent les fruits ; les amis de Camlo avaient toujours envie de partager ses raisins.
    Au fil du temps, une alimentation transformée peut introduire quantité d'aliments stimulants et rendant dépendant qui peuvent affecter ce vers quoi un enfant se tournerait naturellement.
    Cependant, le pouvoir des fruits est tel, qu'en dépit de telles corruptions, une mangue bien mûre ou une raisin bien sucré attire et appelle encore presque tout le monde.
    Élever un enfant est une joie : une belle expérience qui peut être embellie lorsque l'enfant lui-même est joyeux, en bonne santé et équilibré. Si l'enfant est élevé avec des fruits de bonne qualité, en association avec le lait maternel, je crois que ces trois qualités seront présentes en abondance.

    Sélection de quelques premiers aliments fabuleux pour bébés :

    Mangue
    Papaye
    Kaki bien mûr
    Chirimoya dénoyauté

    Et un petit peu après, vous pouvez essayer :

    Poire mûre
    Banane mûre
    Sapote Mamey et autres petits sapote (amarillo, chocolat, vert, blanc)
    Avocat
    Durian
    Cerise
    Figue fraîche
    Jacque

    Lorsque les dents apparaissent :

    Pomme
    Ananas
    Poire ferme
    Raisin

    Lorsque les dents apparaissent, des tranches de poires à chair ferme permettent au bébé de mâcher. De même que des rondelles de pommes séchées non sulfurisées ; elles sont moins sucrées que les autres fruits secs.
    Je crois qu'il vaut mieux utiliser les fruits secs avec parcimonie, surtout avec les nourrissons. Ils ont subi quelques transformations et sont concentrés en sucres.
    Les fruits secs peuvent cependant être utiles lorsque les fruits frais ne sont pas suffisamment disponibles. Si le fruit est séché au soleil ou à l'air à basse températures, sont activité enzymatique sera préservée. Les fruits secs peuvent être trempés dans de l'eau pure pour réactiver les enzymes et les rendre moins concentrés.
    Je crois qu'il est préférable de manger les fruits secs non sulfurisés. L'anhydride sulfureux (E220) est un additif employé dans la transformation des fruits secs. On l'utilise pour garder la couleur du fruit. C'est pourquoi les abricots secs qui ont été sulfurisés gardent une couleur orange alors que ceux qui n'ont pas été traités deviennent bruns. L'anhydride sulfureux détruit les vitamines du groupe B sans ajouter de bénéfice réel à la valeur du fruit.
    Le sorbate de potassium (E202) est aussi ajouté aux fruits secs. Il permet au fruit, généralement la prune ou la figue, de retenir et de garder l'humidité. La seule façon pour qu'un fruit garde l'humidité et ne pourrisse pas est de détruire ses enzymes. Car si l'eau et les enzymes vivantes sont présentes en même temps, ces dernières seront réactivées et le fruit commencera à se décomposer. Par conséquent, tout fruit humide contenant du sorbate de potassium ne contiendra pas d'enzyme vivante !
    Les fruits pour bébé ont besoin d'être de la meilleur qualité qui soit ; plus le fruit est frais et plus il a été élevé dans de bonnes conditions, plus il contiendra de nutriments et de force vitale.
    J'ai élevé deux bébés en excellente santé avec mon lait et une alimentation à base de fruits, mais j'ai dû vérifier qu'ils avaient à leur disposition une bonne sélection de fruits de la meilleure qualité ; pour eux comme pour moi afin que je produise du très bon lait.

    Et le poids ?

    Les bébés nourris aux fruits et au lait maternel sont minces et élancés. Ils ont une apparence très différente des autres bébés.
    Le stéréotype du bébé « bien portant » dans la société occidentale est celui d'un bébé présentant des bourrelets de tissus adipeux. Mais est-ce vraiment sain ?
    Arnold Ehret, un écrivain frugivore dont je respecte beaucoup le travail, dans Le Régime sans Mucus, dit des bébés qui sont nourris avec le régime standard :

    [indent]« Ce que l'on considère comme un bébé bien nourri et en bonne santé, d'un poids moyen normal, représente en réalité des kilos de déchets de lait dénaturé. »[/indent]

    Tous les autres primates, dont nous sommes proches d'un point de vue anatomique, ont une progéniture svelte. Les bébés gorilles, orang-outans, gibbons sont tous maigres, avec un physique naturellement et finement musclé. Ils ne présentent pas ce « gras infantile », que l'on voit chez les bébés humains.
    Du point de vue de la survie, cela a du sens. Quelques milliers d'années auparavant, les humains, tout comme les primates, transportaient leurs bébés partout. Comment les humains auraient-ils pu fuir un danger ou grimper dans les arbres fruitiers tout en portant des bébés relativement lourds ?
    La seule raison pour laquelle les bébés ont pu devenir si gros est due à l'invention des poussettes, des landaus et des sièges-auto. Si nous avions à porter nos bébés partout, ce serait une autre histoire.
    Je n'arrive vraiment pas à voir l'avantage d'un bébé gras. Les médecins allopathiques disent qu'il est bon d'avoir une bonne réserve lipidique au cas où le bébé tomberait malade.
    La maladie ne doit pas forcément être crainte et je pense que le corps se guérit lui-même.
    Un bébé frugivore consommant des fruits de grande qualité et du lait maternel a beaucoup moins de chance de tomber malade ou d'avoir besoin de se soigner. D'autre part, si un bébé frugivore est en train de guérir, il profitera du bon lait de sa mère, source de bons nutriments. Moins il y a de toxines stockées dans l'organisme du bébé, plus ils triomphera facilement de toute maladie. Et plus le bébé sera sain, plus il sera équipé pour passer à travers n'importe quel processus de détoxication.

    En conclusion, je crois qu'étant naturellement frugivores notre alimentation frugivore commence dès la naissance. Nous sommes d'abord nourris par le lait de notre mère frugivore ; puis, plus tard, lorsque notre instinct de fruits se réveille, nous sommes naturellement attirés par un plateau de fruits et essayons de les attraper avec nos mains.
    Mes deux fils frugivores ont tous deux eu une excellente santé et une excellente joie de vivre. Ils n'ont subi aucune des maladies infantiles, et sont de nature heureuse et adorable et c'était une joie de les élever.
    J'ai passé un des meilleurs moments de ma vie à les élever. Je crois que si l'on allaite les trois ou quatre premières années de la vie avec en complément des fruits bio de grande qualité, sauvages ou provenant de son jardin, élever des enfants avec une alimentation frugivore est vraiment une merveilleuse opportunité. "

    Merci à ce papa pour ce fabuleux article sur;

    http://www.eco-bio.info/forum/upload/topic/7351-frugivorisme/page__st__100

     

     

Commentaires

6 commentaires
  • Michel Régénehretiste
    Michel Régénehretiste ...Ce n'est pas un régime, c'est l'alimentation naturelle physiologique de tous les humains, pour leur permettre de conserver la santé pour vraiment vivre et non souffrir plus tard ! :-)
    7 avril 2013 - 1 aime ça
  • Cynthia Rob
    Cynthia Rob Hé oui d'ailleurs sur facebook, anne précise régulièrement qu'il n'a jamais mangé autre chose que des fruits. Il faut dire qu'ils ont la chance d'habiter une région australienne favorable à des fruits exotiques toute l'année, dans leur propre jardin et de...  Plus
    7 avril 2013 - 1 aime ça
  • Michel Régénehretiste
    Michel Régénehretiste ...Nous pouvons quand même se débrouiller très bien avec des fruits locaux et bio de préférence. La pomme et banane sont les 2 plus adaptés et juste avec cette dernière, nous pourrions nourrir l'humanité en entier ! Plantons des fruitiers pour manger ! ;)
    7 avril 2013 - 1 aime ça
  • Cynthia Rob
    Cynthia Rob Ah mais le jour où j'ai un espace JE PLANTE TOUS PLEIN D'ARBRES TOUS BEAUX ça c'est clair et net ! Indépendance, qualité et respect qui accompagneront tout ça en plus..!! Tu as raison, il faut aussi faire la part des choses et faire avec ce qu'on a, il y ...  Plus
    7 avril 2013 - 2 aiment ça