Une prise de conscience

  • C'est dur de réaliser que notre mode de vie se base sur le pillage ? Oui quand les oeillères du "chacun pour soi" transforment les exploités en agents de propagation du système. La soumission devient naturelle et la liberté fait peur aux esclaves, ils luttent de toute leur intelligence pour ne pas faire sauter leur prison mentale auto-renforcée, pour éviter toute remise en question ils deviennent défenseur du système, parfois arguant qu'on a pas le choix. Le syndrome de stockholm ou le syndrome du larbin ? Conditionnés pour être esclaves de nos désirs de consommation, et pour se voiler la face sur l'origine de nos biens matériels, la notion même de bien commun en devient ridicule, on restreint son champ empathique à sa seule famille, aveuglés par le besoin de survie, on finit par accepter l'inacceptable. C'est une spirale auto-renforcée car nourrie d'acceptation. Cette acceptation est le fruit d'une paresse mentale, on se dit que c'est impossible de changer les choses donc tout va bien : ce serait dur de reconnaitre que l'on reste inactif quand des solutions existent et émergent, la plupart du temps on les comdamne par peur du changement.
    Il est temps d'élargir sa vision et son empathie à l'échelle de la planète, de sortir de cette névrose et de se reconnecter avec notre environnement, de passer d'un référentiel anthropocentriste à un référentiel planétaire. Il ne s'agit pas de couper des têtes qui repousseront dans le terreau d'un système fondé sur l'individualisme, il s'agit d'évoluer dans notre conscience et de rejoindre cette vague irrésistible de remise en question et de recherche de solutions. Nous sommes ce système et c'est en changeant nous mêmes que nous changeront les règles. Ce n'est pas en détruisant une transnationale psychopathe que nous allons régler le problème, mais en élargissant notre conscience et en créant des associations dont l'objectif est le bien commun. C'est en mutualisant les biens et ressources qu'on évitera de les gaspiller, si tout est gratuit il n'y a plus de vol, si les biens sont en commun, le collectionneur fait profiter la communauté de sa passion, au lieu de séquestrer des biens dans un référentiel individualiste. La propriété n'existant plus, la compétition ne se fait plus sur des valeurs individuelles, mais au profit de la communauté... Les logiques locales de névrose accumulatrices(sources de dérégulation des ressources et des interactions) ne peuvent plus tenir, car la notion d'égoisme devient irrationnelle dans une société de gratuité.
    Vous n'êtes pas plus importants que le mec qui extrait les métaux pour votre téléphone, il pense que vous êtes impitoyables comme vous pensez que votre patron l'est.
    Alors c'est beau mais comment y arriver ?
    En comprenant déjà qu'une entreprise a comme obligation légale de faire du bénéfice, et que c'est fondamentalement contraire à la notion de bien commun, en comprenant que même si une entreprise s'inscrit dans une démarche temporaire de bien commun, c'est pour alimenter son objectif principal de défense d'intérêts privés. En comprenant que même si c'est une petit entreprise qui agit éthiquement, son modèle structurel est une maille d'un système économique psychopathe(le profit avant l'éthique). La seule solution est d'alimenter l'open source à travers des associations dont l'objectif est le bien commun, de promouvoir l'universalité des savoirs en l'accès libre, de remettre en question notre mode de vive sur plusieurs niveaux : la santé, le social, l'environnemental. Le logiciel libre est un bel exemple de collaboration humaine centrée sur le bien commun, les logiciels libres tiennent la route face à des logiciels propriétaires qui ont couté des millions en développement et qui rendent l'utilisateur captif. Ca parait plus logique de réunir les énergies que de les diviser ... A l'échelle de la planète, il serait plus logique que les acteurs de l'activité économique soient des associations conscientes de leur environnement, que des entreprises dont l'objectif structurel est le profit au détriment même de notre environnement(c'est se couper l'herbe sous le pied). Nous n'avons plus d'excuses, nous ne sommes pas les premiers à constater ces incohérences planétaires, et certains ont déjà commencé à agir, seulement le temps qu'on passe à décrier le problème, on ne peut pas le passer à chercher les solutions, et on fait le raccourci de se dire qu'il n'y en a pas ou aucune viable.
    Il est temps de sortir la tête de l'eau, l'humanité se regroupe et réagit dans tous les domaines, mieux que de se dire que c'est impossible de se renseigner sur la provenance et la fabrication de tout ce qu'on consomme, on peut réaliser que d'autres ont déjà fait le boulot.
    En ce qui me concerne, mon choix est fait, je change ma mentalité et mon environnement: les énergies sont trop précieuses pour être dispersées donc je me focalise sur les personnes qui veulent changer les choses. Je ne veux plus discuter avec l'égo de personnes mais avec leur intelligence, je ne veux plus débattre avec des gens qui posent des questions mais qui ne veulent pas entendre la réponse, je ne peux pas continuer à fréquenter des esclaves qui redoutent ma liberté car elle reflète insupportablement leur prison mentale. Je ne peux plus écouter les critiques dépourvues de solutions, c'est irrationnel, comme de continuer de discuter avec des personnes qui vivent dans un référentiel cloisonné et virtuel. Je préfère vivre dans un placard et avoir le coeur grand ouvert, que de vivre ma vie par procuration et réaliser avant de mourrir que ce n'est pas ça la vie. Je ne peux plus cottoyer ces profils car ma nature me met en conflit avec ces personnes qui n'ont pas encore fait le choix d'évoluer, et qui militent pour conserver et maintenir chez les autres leur mode de pensée. J'ai réalisé que je n'étais pas seul à chercher à changer et que d'autres étaient plus avancés dans la démarche. Je ne peux plus rejeter l'espoir, car j'ai ouvert les yeux sur la transition qui s'effectue, et je veux être un vecteur de ce changement.
    Mon destin et mon champ de conscience ne peuvent pas être dissocié de ceux de l'humanité car j'en fais partie.
    En privilégiant un entourage positif, c'est mon climat mental qui évolue, et mon potentiel qui se libère, c'est en reprenant espoir je recommence à m'aimer et à aimer les autres, je ne vois plus l'injustice comme une fatalité justifiée par une nature humaine sois-disant mauvaise, je peux me libérer dans le pardon au lieu de me perdre dans la confrontation avec moi-même au travers de mon schéma relationnel.... Je commence à regarder du côté des humains qui représentent l'humanité à laquelle j'aspire.
    Le temps est trop précieux, la période est trop cruciale pour perdre du temps. Il s'agit aujourd'hui de changer légèrement de direction pour parvenir sans friction dans un futur proche à créer une révolution positive une harmonie consciente dans notre mode de vie, notre écologie personnelle(mentale et physique). Il ne s'agit pas de se battre contre soi-même mais de faire de plus en plus équipe avec soi. Par exemple : j'ai commencé par 5 minutes de méditation et un repas sain par semaine, et sans m'en rendre compte, au bout de quelques mois c'est devenu quotidien. Ce n'est qu'un exemple car chacun aborde le changement par les aspects qui lui crorrespondent en premier, mais l'idée est d'évoluer sans difficultés en metant à profit le caractère routinier du cerveau : il renforce les habitudes, vous pouvez donc en créer de nouvelles à petite dose, et c'est votre cerveau qui va renforcer la démarche. Les pistes sont géniales et pour les plus flemmards dont je fais partie, il n'y a plus d'excuse car le changement se passe partout et à côté de nous. Fini la vie par procuration, vous pouvez devenir acteurs de votre vie, et une meilleure version de vous-mêmes.
    Voici un cadeau du 4ème singe dans un article plein d'espoir concrêt qui recense les initiatives de transition, et vous allez être surpris par l'ampleur des réseaux déjà existants ! Un nouveau monde se crée avec nous et pour nous. Prenez le temps de vous inscrire dans une démarche positive, voici de merveilleuses pistes : http://4emesinge.com/geographie-des-alternatives
    Par ailleurs une association dédiée au bien commun est en création et vos contributions sont les bienvenues, nous sommes déjà une vingtaine à agir dans plusieurs domaines comme la création de bacs incroyables comestibles, de boites à dons, des ateliers 3D, des distrbutions aux sans abris, des ateliers de développement personnel etc. Si l'aventure collective vous tente : http://hologramme.global
    Il est temps de se focaliser sur la vie, l'amour et l'ouverture...

Commentaires

2 commentaires
  • Wolfgang Delaine
    Wolfgang Delaine La salle reste sans voix devant le discours choquant de cette experte en marketing : https://www.youtube.com/watch?v=mKTORFmMycQ
    29 octobre 2015
  • Robert GOEPP
    Robert GOEPP Évolution plutôt que révolution... Quand on est dans le système il faut faire un pas de côté pour évaluer, évoluer et changer en commençant par soi-même. Je partage et pratique presque tout. Bravo pour cette déclaration "humaniste". Robert.
    18 octobre 2016