Pourquoi le bio (ou comment tenter de sensibliser au bio)

  • Pourquoi le bio

        -    Pour qu'un produit soit commercialisé par une entreprise, il faut que cette dernière « présente » aux autorités sanitaires 2-3 espèces animales ayant bien réagi aux tests. La commercialisation est autorisée directement après pour les produits pharmaceutiques et après succès des tests cliniques pour les produits pharmaceutiques. Le point inacceptable est que, dans le cadre des études de toxicité d'un produit, les entreprises ont le droit d'avoir recours à 20 espèces animales (rongeurs et non-rongeurs) et que, pour des raisons économiques, ils présentent bien sûr aux autorités sanitaires uniquement les 2-3 espèces (au moins 1 espèce de rongeurs et 1 non-rongeurs) ayant le mieux réagi à leur produit, la communication des mauvais résultats n'étant que facultative. Ainsi, un produit non pharmaceutique peut très bien avoir tué les cobayes de 17 espèces, si ceux de 2-3 espèces ont bien réagi, le produit pourra légalement être commercialisé.

    http://www.societevegane.fr/documentation/les-associations-et-les-veganes/antidote-europe/

    (pour retrouver le passage plus rapidement : coller « industries ont le droit de tester 20 sortes d’animaux différents, de mettre de côté tous les résultats compromettants et de ne présenter que les 2 ou 3 espèces qui survivent bien » après avoir fait « ctrl » « f »)

    « Selon les chiffres des industries elles-mêmes, la corrélation est de l’ordre de 0,3, c’est-à-dire que 3 animaux sur 10 réagissent comme l’homme [13]. Ce système est moins performant que de jouer à pile ou face, parce qu’il est impossible de savoir à l’avance quels sont les animaux qui vont réagir comme l’homme. »

    L'expérimentation animale est donc indirectement préjudiciable à l'Homme pour 2 raisons : les effets secondaires du produit (dans leur ampleur, leur nature, leur persistance et ou leur fréquence) mais aussi le fait que dans de nombreux cas, la science passe à côté de produits intéressants car « toxiques » pour la majorité des espèces animales testées mais avec des effets positifs/intéressants sur/pour l'Homme.

    → http://www.societevegane.fr/documentation/les-associations-et-les-veganes/antidote-europe/

    (ctrl f : « Selon les chiffres des industries elles-mêmes, la corrélation est de l’ordre de 0,3, c’est-à-dire que 3 animaux sur 10 réagissent comme l’homme [13] »)



        -    La durée des tests est insuffisamment longue pour être représentative de notre exposition sur le moyen et long terme. En effet, selon la nature notamment de l'application du futur produit, les tests sur les animaux peuvent durer de quelques jours à moins de 6 mois voire, pour les tests déterminant les éventuels effets cancérogènes, jusqu'à 3 ans. Or La longévité des animaux d'expérimentation va de 2 ans (pour la souris) jusqu'à 50 ans pour les chimpanzés.

    La solution d'après l'article est de démocratiser le recours à la toxico et pharmacogénomique qui consiste en fait à étudier l'impact du produit sur l'expression du génome humain de tout un tas de tissus humains (biopsié donc plus d'expérimentation animale). La technique est beaucoup plus économique car :pas de cage, de nourriture, d'animaux à entretenir, de matériel de protection de manipulation ; et plus important, est beaucoup plus fiable et rapide (de 65 à 100% de fiabilité). Cette méthode est plus fiable à condition d’utiliser les cellules appropriées. Si l’on souhaite connaître la toxicité d’un médicament sur les chiens, il faut conduire les tests sur des cellules de chien. Si l’on veut connaître les effets secondaires des médicaments sur les humains, il faut étudier les réactions des cellules humaines. Il est beaucoup plus difficile de tricher sur les effets toxiques avec cette méthode qu’avec les expérimentations sur les animaux. Il existe en effet des réactions différentes selon les variations de génomes entre les individus, mais cet écart est beaucoup plus ténu que la différence de réactions entre les animaux et l’homme.



        -    L'assimilation/métabolisation des médicaments nécessitent, selon leur nature, de plus ou moins grandes quantités de divers composés de notre organisme que sont les minéraux, vitamines et protéines. Outre ce problème, lors de la prescription d'un médicament, le prescripteur ne communique généralement pas les éléments naturels du corps qui vont être réquisitionnés pour la métabolisation du médicament. En sachant que, de par les mauvaises conditions de vie d'une grande partie des français (alimentation, sport, travail stressant, manque de sommeil, pollution ambiante), le niveau de certains de leurs facteurs, comme certaines vitamines ou minéraux, sont justes voire insuffisant, mettant ainsi en danger leur santé.


        -    Les résultats de leur études de mise sur le marché de leurs produits sont uniquement accessibles à une poignée de personnes constituant l'entité de contrôle sanitaire dont il a été révélé qu'une partie de ses anciens membres avaient des conflits d'intérêts avec les firmes pharmaceutiques.Et l'actualité démontre une nouvelle fois qu'elle est corruptible par les lobbys : malgré le millier d'études réalisées ces dernières dizaines d'années révélant la toxicité des bisphénols et le retrait de ces bisphénols dans de nombreux emballages partout en europe, l'avis de l'autorité sanitaire est que les bisphénols sont inoffensifs pour l'homme à quelle que concentration que ce soit.


        -    Un article de science et vie relayait l'inquiétude des chercheurs au sujet des protocoles expérimentaux qui ne prenaient pas en compte la manière dont étaient manipulés les animaux expérimentaux (souris principalement). A raison puisque les réactions comportementales, physiologiques (stress, ...) , etc , de la souris notamment, diffèrent selon si elle a été prise par la queue, la peau de la nuque, et selon l'apparence (combinaison/gants/masque ou non) et les effluves des personnes (parfum ou non) les manipulant.


        -    De nombreux scientifiques alertent sur l'importante proportion de médicaments aux effets nuls (du moins moindres que les placebos ou d'autres médecines douces) voire dangereux.


        -    Il est scientifiquement avéré que les hommes et les femmes ont des physiologies différentes et sont donc, de fait, inégaux devant telle ou telle maladie. Les scientifiques ont découvert récemment qu'il en allait de même avec les médicaments et ce sont les femmes qui en pâtissent dans la majorité des cas. Car l'essentiel des médicaments du marché actuel, excepté peut être les plus récents, et quelques rares anciens, sont essentiellement testés sur des organismes masculins lors des tests cliniques et sur les animaux. Cela est dû au fait que les scientifiques pensaient jusqu'à récemment que les nombreuses hormones sexuelles féminines présentaient un risque de fausser les résultats des tests sur les animaux comme lors des tests cliniques. En plus de cela, lors des tests cliniques, la population féminine est limitée de part l'exclusion des femmes enceinte (en raison des hormones qui pourrait fausser les résultats et pour éviter les risques de perturbation de la chronologie de la grossesse et du développement de l'enfant).



        -    Toutes les études se heurtent aux 4 problèmes suivants :

                *    Les tests, essentiellement réalisés sur les animaux, ne portent que sur une période relativement courte. Les effets à moyens et long terme ne sont donc pas détectés.

                *    Faute de pouvoir, les tests ne prennent pas en compte l'effet cocktail c'est à dire les effets secondaires dus aux interactions entre toutes les combinaisons de molécules, naturelles comme synthétiques, contenues dans nos organismes. Or, les hommes ont déversé dans l'environnement des milliers voire dizaines de milliers de TYPES de molécules non naturelles. Une étude portant sur plusieurs milliers d'Etats-uniens a révélé que leur sang contenait en moyenne plus de 300 types de molécules synthétiques. De plus, les animaux sur lesquels sont testées les molécules médicamenteuses, sont confrontés à une alimentation et à un environnement bien définis ainsi qu'à des concentrations et des types de polluants généralement différents des nôtres.

                *    Certains types de molécules, comme au moins une bonne partie des pesticides et plastiques, agissent à des doses infinitésimales (c'est notamment le cas des perturbateurs endocriniens qui altèrent notamment le fonctionnement du système endocrine).

                *    Bien que les animaux sur lesquels on teste les produits arrivants sur le marché soient génétiquement, donc a priori physiologiquement, très similaire à l'Homme, de nombreuses différences existent et d'autres restent encore inconnues : exemples : le chocolat est toxique pour le chien au contraire de chez l'Homme, il a été révélé que des souris/rats résistant aux tumeurs (c'est à dire prédisposer pour lutter contre l'apparition/développement des cancers) avaient été utilisés dans certaines études biaisant ainsi les résultats.





    Pour compléter tout ça, il faut bien sûr garder à l'esprit le niveau de pollution de notre nourriture, eau et environnement ambiant :



    Pour la nourriture:


        -    les produits non bios sont beaucoup moins concentrés en nutriments, aussi essentiels soient-ils (acides gras, vitamines, minéraux et acides aminés) que leurs homologues bios.


        -    pesticides bien sûr, (eau, aliments, air respiré : plus des ¾ des quantités pulvérisées partent directement dans l'air)


        -    la viande non bio ainsi que certains poissons de rivières peuvent contenir des quantités significatives de divers médicaments (antibiotiques, hormones, …)


        -    additifs alimentaires (il y en existe environ 1500 répartis en 23 catégories : agent de charge, colorant, conservateur, … . De nouveaux viennent gonfler la liste mais d'autres en ressortent régulièrement car avérés toxiques, leur présence dans cette liste n'est donc absolument pas gage d'innocuité) .


        -    résidus plastiques (dans l'eau de consommation et dans les aliments ayant été en contact avec du plastique) eau et issus des emballages alimentaires


        -    mais aussi beaucoup d'autres saloperies notamment dans les produits de la mer en raison du fait que les océans sont les poubelles de la planète : sont ainsi dissouts dans ces derniers:

                *    des dizaines millions de tonnes de plastiques (qui pénètrent la chaîne alimentaire en en sortant que très peu car sont stockés dans les graisses des différentes espèces)

                *    des éléments radioactifs s'échappant: des millions de barils de déchets radioactifs, de la quinzaine de vaisseaux marins nucléaires coulés, de centres nucléaires comme le centre de traitement des déchets nucléaires français de LA HAGUE qui relargue avec l'autorisation de l'état ses eaux faiblement contaminées dans l'océan.

                *    des métaux lourds

                *    comme le mercure, qui est un neurotoxique, et essentiellement issus de la combustion du charbon (58000 tonnes ont pénétré les océans depuis la révolution industrielle et 2/3 d'entre elles restent entre 0 et 1km de profondeur)

                *    mais aussi bien d'autres issus des milliers de tonnes de bombes chimiques et explosives dont les nations se sont débarrassées après les guerres mondiales







    Dans notre environnement:


        -    particules issues de la combustion des hydrocarbures et dégagées notamment par les usines et les moyens de transport maritimes/terrestres/aériens. (En ville, ces particules touchent tout le monde et causent de nombreux troubles respiratoires, plus ou moins permanents, à au moins 15% des citadins, abaissant ainsi leur espérance de vie de plusieurs mois voire année selon leur exposition).


        -    pesticides en suspension dans l'air (au moins les 3/4 des pesticides dont les cultures sont aspergées partent directement dans l'atmosphère) ;


        -    autres composés toxiques présents dans l'air ambiant : éléments radioactifs ; par exemple ceux présents dans les fumées ou poussières produits par les incinérateurs : métaux lourds, dioxine, …


        -    composés toxiques dégagés en permanence (et heureusement de manière dégressive) par les objets de notre environnement intérieur (à l'intérieur duquel on passe au moins 80% de notre vie et qui est insuffisamment aéré; ces molécules sont dégagées par les résines/colles/solvants/détergents/peintures/cosmétiques/draperie/mobiliers/éléments d'habillement , …





    Conclusions



    Bien que notre système immunitaire ne nous laisse pas pas démunis face à tous ces agents agressifs, c'est tout un tas de facteurs qui, accumulés les uns aux autres et de manière chronique, peuvent plus ou moins gravement et de manière fulgurante altérer notre santé.

    La nature, le corps humains qui plus est, est, dans l'état des connaissances actuelles, encore trop complexe pour pouvoir prétendre la comprendre, surtout quand la science est souillée par des résultats d'études menées par des chercheurs corrompus.

    Le principe de précaution est donc plus que judicieux : optez pour le bio, se passer le plus possible de médicaments allopathiques, faîtes attention aux objets que vous mettez dans votre intérieur pour limiter sa pollution.

Commentaires

5 commentaires
  • D'HULST Sylvie
    D'HULST Sylvie Merci pour ces infos. Le bio chez nous, depuis que je suis végane, c'est quasi 100%, le plastique est banni le plus souvent possible, et je cherche le plus possible des alternatives aux médicaments allopathiques... Merci encore pour ces précisions.
    18 juillet 2015
  • Naivraxe .
    Naivraxe . Je prêche certainement une convertie ^^ : les alternatives à l'allopathie sont légions : mode de vie (alimentation, sport, sommeil, soleil, environnement moins stressant et moins pollué, ...) et médecines alternatives (phytothérapie, acupuncture, osthéo...  Plus
    18 juillet 2015 - 1 aime ça
  • Naivraxe .
    Naivraxe . Ma question n'a rien à vois avec le thème abordé jusqu'ici et vous surprendra peut être mais n'auriez-vous pas un membre de votre famille du même nom dans la gendarmerie ?
    18 juillet 2015
  • D'HULST Sylvie
    D'HULST Sylvie Non pas que je saches !
    19 juillet 2015